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Jorge Lidia, La couverture du silence : analyse du thème du silence

Descriptif : Analyse du thème du silence dans La couverture du soldat, de Lidia Jorge.

Auteur : Adélaïde Richard

Cadre : Cours universitaire (3e année) de Séminaire sur la littérature portugaise.

Date : 2007- 2008

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Réalisme et naturalisme

Descriptif : Préparation d’une leçon de F.L.M. destinée à une classe de 5e secondaire (système belge) sur le réalisme et le naturalisme. Analyse d’une oeuvre picturale de Gustave Courbet (Enterrement à Ornans, 1849), du portrait de Vautrin dressé par Honoré de Balzac, d’un extrait de Madame Bovary de Gustave Flaubert (Naissance d’une idylle). Familiarisation avec le naturalisme par le biais de la lecture d’un extrait de l’Assommoir d’Émile Zola (Rencontre de Coupeau et de Gervaise).

Auteur : Florence Pini

Cadre : Cours universitaire (5e année) de Didactique du Français (langue maternelle).

Date : 2008 – 2009

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Orsenna Erik, La grammaire est une chanson douce

- On fait un pari ? reprit Monsieur Henri. Si dans une semaine ,vous n’aimez pas la grammaire, je casse ma guitare.

Bienvenue sur l'île de la grammaire!

Bienvenue sur l'île de la grammaire!

Un rayon de soleil perçait à travers les lourdes tentures de velours. Chaleur. Il faisait étouffant dans cette pièce. Invivable. Pourtant il y avait une présence à l’intérieur. Un vieil homme aux cheveux blancs. Comme la page qui se tenait devant les yeux. Affublé d’un costume vert qui s’étiolait de plus en plus au fil des ans et d’une épée de parade, il s’apprêtait à exorciser à l’aide d’un crucifix de papier un démon dont les réticences à la régularité mettait en danger sa confrérie. Pour arrêter l’hémorragie de crédibilité dont elle était la victime. Oui, aujourd’hui, il allait rendre accessible la grammaire au plus grande nombre. Créer une histoire qui convertirait n’importe quel lecteur à cet art séculaire. Pour le bien de tous.

Il aurait pourtant dû savoir que son entreprise ne tournerait pas aussi bien qu’il aurait pu le souhaiter. Quand un adulte entame un projet sous l’égide du « pour le bien de », cela se termine souvent en catastrophe. Certes,dans ce cas précis, son initiative ne se révèlera pas un échec total car il y a tout de même quelques bonnes idées dedans. Quelques traits de génie, quelques vagues d’originalité. Comme les grands écrivains. Mais en moins bien.

Sa plume commença à semer de mots le champs de son histoire. Ce seront ses héros, les mots. Ils auront comme tâche de faire rentrer le tapis grammatical dans le moule du conte allégorique: rendre l’abstraction vivante et animée facilite toujours la compréhension. Mais sans y adjoindre la poussière qui moisit dessous depuis des siècles. Il est inutile de gaver l’esprit des honnêtes gens de problèmes sans solution.

Les mots sont souvent l’image de leur créateur. Ils vont susciter une île perdue au milieu de l’azur, dans un endroit où eux seuls auront le droit d’évoluer après avoir provoqué la scission avec leurs anciens maîtres, les êtres humains. Les raisons de cette séparation sont multiples : olfactives (être un mot et résider dans une bouche à l’haleine constamment fétide n’est pas très agréable), sanitaires (avoir des caries comme voisines n’est pas ce qu’on pourrait leur souhaiter de mieux), phonétiques (lassitude des mots d’être constamment démembrés, abrégés, écorchés, mutilés, décapités…) ou encore éthiques (exaspération d’être continuellement appelés à toute heure du jour et de la nuit sans aucun respect !). Autant de prétextes qui ont poussé les mots à sortir de la bouche de l’Homme pour prendre leur indépendance sur ce bout de terre perdu en pleine mer.

Seules quelques personnes auront le droit de circuler dans ce microcosme lettré.

Seulement comment justifier la découverte de cette île si spéciale ? Le vieil homme réfléchit et après avoir écarté quelques pensées farfelues, décida de provoquer le naufrage d’un navire et d’y envoyer s’échouer deux jeunes enfants. Les enfants, ça passe toujours bien dans les contes, ça touche leurs homologues qui s’y identifient à eux mais également les adultes qui sont, quoiqu’on en dise, restés de grands enfants. Évidemment le cataclysme fera en sorte que les deux protagonistes perdront la parole et ne la recouvreront qu’en visitant l’île : l’un par la musique, l’autre par la grammaire. Deux domaines au fonctionnement identique.

Puis ayant eu l’occasion durant sa longue existence de vivre et de comprendre les rouages profonds de la société, il décide d’appliquer son principe pour élaborer la ville des mots : on y trouvera des marchands d’adjectifs, des créateurs de mots,un hôpital où les vocables trop utilisés peuvent retrouver une seconde jeunesse, des noms à la recherche de la relation adéquate, des adverbes en séducteurs invariables, des pronoms assassins de substantifs, des articles réduits au rôle d’hérauts nominaux … Tout ce beau monde se montre extrêmement volatile à l’air libre et ô combien docile lorsqu’on les couche sur papier. Leur union en phrase se faisant dans l’usine à phrases, selon un processus progressif d’écriture régi par les lois de la syntaxe, de la conjugaison et de la logique.

L’écrivain regarda ses idées griffonnées sur sa page et cela lui sembla bon. Pour affermir la cohérence de son système, il assimila le mariage à l’accord, entreprit d’ajouter un long passage dénonçant les dérives d’une analyse grammaticale trop poussée, qui aurait pour effet de tuer lentement la langue française, puis, conte oblige, injecta un peu de merveilleux en transformant une partie de l’usine à phrases en refuge post mortem pour les grands écrivains. Puis il rédigea l’entièreté de sa matière en un roman, y ajouta quelques mots compliqués (ça fait toujours bien), puis relut son travail et il vit que cela était bon.

Il rangea son épreuve dans sa sacoche , remit ses habits de ville et quitta le bâtiment à coupole, le sourire aux lèvres. Il venait de créer le premier conte grammatical.

Voilà comment on pourrait résumer la naissance de cette chanson douce. Pourtant si à l’oreille, elle peut paraître plaisante, elle n’est néanmoins pas exempte de fausses notes. Si la réduction du système grammatical du français à son acception la plus commune est compréhensible de par l’utilisation de la forme du conte, on restera néanmoins perplexe devant les nombreux jugements de valeur portés par l’auteur sur son propre univers (les articles ont un rôle assez inutile ? Les pronoms, assassins de noms ?*).

On se posera également la question de la pertinence de présenter la création de la phrase comme un processus mécanique calqué sur l’ordre syntaxique phrastique de base de la langue de Voltaire. Cette simplification semble extrême en ce sens qu’elle ne tient pas compte de la conscience que chaque auteur projette dans chacun de ses écrits. Conscience (ou pensée, c’est selon) qui est à la base même de l’acte de rédaction. Enfin, on pourra également épingler un mélange de ton – propos pas toujours adéquat (en effet,par exemple, comment justifier la présence d’un mot tel que « congénital » dans une explication volontairement tournée dans un style enfantin ?) qui, s’il ne nuit pas à la compréhension de l’histoire, pourra néanmoins fragiliser le confort de lecture d’un public plus jeune.

Au final malgré ces imperfections, Orsenna nous présente une démarche assez originale : voir la grammaire avec des yeux d’enfant. Si le livre est pétri de quelques pointes d’humour et de parodies acidulées de célèbres règles qui ont bercé / terrorisé nos débuts de jeunes écoliers, s’il présente un intérêt pédagogique évident pour une première prise de contact avec une matière que beaucoup trouvent rébarbative, il est néanmoins à déplorer que tant qu’à plonger dans la surenchère de fantastique, il n’ait pas été plus loin en balayant avec un spectre plus large d’autres facettes de la grammaire qu’il passe sous silence ici. En tant que (grand) écrivain de l’Académie Française, Orsenna construit ses phrases pour explorer une vérité, qu’il décide de nous offrir au travers de cet ouvrage.

Mais avec de nombreuses omissions.

[ORSENNA Erik, la grammaire est une chanson douce, Paris, Stock, 2001, 150 p.]

* Après il se peut que cela ait été fait exprès et que je sois tombé inconsciemment dans l’écueil de la critique facile sans aucune construction . Mais bon, étant normativement vacciné  et n’ayant jamais eu aucun plaisir à jongler avec les quilles grammaticales, il est tout à fait plausible que ma chronique ne rende pas hommage à l’œuvre à sa juste valeur. Qu’à cela ne tienne. Prenez une boule , strikez et recommençons.

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Ministru Sébastien, Cendrillon, ce macho

Cendrillon, ce macho

Cendrillon, ce macho

De Sébastien Ministru.
Mise en scène : Nathalie Uffner.

Le principe est attrayant : revisiter un conte de fées et casser le stéréotype de la jeune femme tombant (de la manière la plus fortuite, bien sûr) sur son prince charmant pour terminer par ce sempiternel verdict : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants» . Et bien, oui, après tout « Et si Cendrillon était un homme» , y aurait-il une princesse charmante ?

Non. Sébastien Ministru ne voulait pas s’arrêter en si bon chemin : et si le prince charmant ne cherchait pas sa princesse mais son prince ? D’autres questions plus préoccupantes apparaissent : que se passerait-il si un prince héritier clamait son homosexualité ? Et pire, s’il réclamait le droit de se marier avec un homme, chamboulant ainsi tout le politiquement correct et l’étiquette à laquelle on ne doit pas décoller ? « Le Mari du Roi, c’est le Rein ?» . C’était donc curieux de voir comment ce thème délicat allait être traité que je m’assis dans les sièges de la salle de spectacle. Le résultat ? Une pièce mélangeant théâtre, comédie musicale, parodie, humour tantôt absurde, tantôt satirique… Des comédiens superbes, des costumes originaux, une mise en scène minutieuse, des chorégraphies travaillées et du rire… du début à la fin ! Vous êtes tenus, bien sûr, d’apprécier l’humour décalé, les loufoqueries, le strass, les paillettes et les chansons disco !

C’est aussi un équilibre parfait entre un texte qui, mine de rien, implante ce « conte de fées»  dans un contexte très actuel oscillant entre clin d’œil et critique incisive et une scénographie qui réussit à l’accentuer et le mettre en exergue de manière subtile et plaisante.

On regrette que le thème initial ne soit pas travaillé avec un zeste de sérieux et de profondeur en plus mais… cela étant… le spectacle ne manquait pas de charme (et Cendrillon non plus, d’ailleurs !).

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Mots français d’origine arabe

Descriptif : Préparation d’une leçon de F.L.M. sur le lexique destinée à une classe de 4e année du secondaire (système belge). Cette leçon porte sur les mots français d’origine arabe, arrivés dans notre langue en deux grandes étapes : premièrement, l’emprunt de termes relevant du vocabulaire savant au Moyen Age ; secondement, l’arrivée de mots qui appartiennent au registre familier à l’époque de la colonisation française au Maghreb (1830-1912). Durée de la séquence d’apprentissage : 1 heure.

Auteur : Cécile Stockmans

Cadre : Cours universitaire (5e année) de Didactique du Français (langue maternelle).

Date : 2008 – 2009

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Lepère et Lamère

Je vous fais part de ce courriel humoristique.

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.

De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.

Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.

Aucun des deux n’est maire.
N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !» 

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Larbaud, Valery

Descriptif : Préparation d’une leçon de F.L.M. destinée à une classe de 6e secondaire (système belge) sur Valery Larbaud (XXe siècle), homme à la fois poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire et traducteur. Étude de sa vie puis d’une Ode issue des Poésies de A.O. Barnabooth.

Auteur : Cécile Stockmans

Cadre : Cours universitaire (5e année) de Didactique du Français (langue maternelle).

Date : 2008 – 2009

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Ces mots français pas si laids

De l'anglais au français

De l'anglais au français

L’on parle souvent de l’incapacité du français à répondre aux attentes contemporaines en matière lexicale, du statisme de l’Académie française, de l’anglais qui, chaque jour, grappille du terrain, etc. Et l’on s’inscrit dans le mouvement dès lors qu’on ne légitime pas les créations françaises – soient-elles institutionnalisées ou non – qui viennent appuyer – souvent avec retard, certes – ces réalités nouvelles. Voici un top 10 des mots de l’usage courant, essentiellement issus du milieu informatique, pour lesquels un équivalent français plus ou moins satisfaisant existe. Ceci plus dans un geste de sensibilisation que de réel militantisme.

  1. À l’e(-)mail correspond l’émail, le mèl, mais surtout le courriel.
  2. Post (blog/forum) et topic se traduisent couramment par article (blog)/message (forum) et sujet (forum). Pour le verbe to post, la traduction d’usage est : envoyer, afficher.
  3. (to) Tag, très fréquent depuis l’arrivée de Facebook mais déjà existant précédemment, par exemple, sur les blogs, donne mot-clé (blog), étiquette/étiqueter, voire, marque(r) (Facebook).
  4. Au verbe to chat se substitue aisément discuter, bavarder et le mot-valise moins usité clavarder (clavier + bavarder).
  5. Dans la même veine que le courriel, l’e(-)book connaît la forme française de livrel (livre électronique).
  6. Les acronymes OMG (Oh my god !) et RIP (Rest in peace) disposent chacun d’une version francophone proche qui est, respectivement, OMD (Oh mon dieu !) – que je n’ai, cela dit, jamais rencontré – et REP (Repose en paix).
  7. (to) Download et (to) upload ont été empruntés, par le français, sous les formes hybrides de downloader et uploader – comme, par ailleurs, mailer, taguer, etc. – mais équivalent, littéralement, à télécharger et envoyer (voire téléverser).
  8. Le trop bien connu spam devient, en français, le mot-valise évocateur pourriel.
  9. Pourquoi forwarder un mail quand il suffit de transférer un courriel ?
  10. Enfin, le laptop (computer) n’est autre chose qu’un ordinateur portable.

Bien entendu, ils sont encore nombreux ces termes qui pâtissent de la toute-puissance de l’anglais, ou plutôt de son dynamisme. Nous invitons les déçus de ne pas voir figurer  magasiner (faire du shopping) ou autres gratuiciel (freeware), partagiciel (shareware), etc. à visiter les précieux sites :

Il est évident que la situation linguistique du Québec influe largement sur sa propension à réagir à l’anglicisation du parler français.

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Théâtre de l’absurde

Descriptif : Préparation d’une leçon de F.L.M. destinée à une classe de 6e secondaire (système belge) sur  le théâtre de l’absurde (XXe siècle). Étude portant sur : 1) les précurseurs du mouvement surréaliste et du théâtre de l’absurde (Jarry, Apollinaire) ; 2) Antonin Artaud (Toute l’écriture est de la cochonnerie, Le théâtre et son double) ; 3) le théâtre de l’absurde (caractéristiques, Genet, Ionesco, Beckett, Arrabal).

Auteur : Florence Pini

Cadre : Cours universitaire (5e année) de Didactique du Français (langue maternelle).

Date : 2008 – 2009

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Thème et rhème

Descriptif : Préparation d’une leçon de F.L.M. destinée à une classe de 4e année du secondaire (système belge) sur le thème et le rhème, deux notions capitales à la compréhension de l’organisation de la phrase et de la progression des informations dans un texte. Durée de la séquence d’apprentissage : 1 heure.

Auteur : Cécile Stockmans

Cadre : Cours universitaire (5e année) de Didactique du Français (langue maternelle).

Date : 2008 – 2009

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