Le français comme facteur d’intégration en Afrique ?
Un article publié sur Afriquenligne titrait ce mercredi 07 mai 2008 : La langue française peut être un
facteur d’intégration en Afrique. Il fait suite au discours d’ouverture tenu à l’occasion du premier colloque international du Réseau des centres de français, langue étrangère d’Afrique (RECFLEA) par le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Martin Adimado Aduayom, selon qui :
La langue de la patrie des droits de l’homme, le français, peut valablement, comme véhicule linguistique, défendre la paix et la solidarité, stimuler l’intégration, pour une véritable complémentarité entre les peuples.
Je ne me permettrais aucunement de dénoncer ces paroles constructives, seulement elles laissent transparaître un complexe – peut-être une fierté, qui sait – qui (me) dérange vis-à-vis de cette langue que l’on a en partage. N’est-il pas obsolète, désuet, voire déplacé de faire référence à la France dès lors que l’on évoque la langue française ? Le français n’est-il pas, le plus simplement du monde, l’apanage de ceux qui le parlent ? Ou, mieux encore, de qui le souhaite ou le revendique ?
Cela dit, l’idée d’une lingua franca comme vecteur pacifiste d’un sentiment d’unité, je l’accueille volontiers ! Qu’il s’agisse du français ou d’une autre langue, d’ailleurs, pourvu qu’elle amène la paix et, dans le meilleur des cas, l’entente.
Logo de la 13e Semaine de la Langue Française et de la Francophonie (06-20 mars 2008)
