Ainsi parla Paul Valéry…

Pour en revenir à ce sujet qui ne cesse, je l’avoue, de me turlupiner, j’aimerais vous soumettre cette citation de Paul Valéry puisée dans son discours sur La pensée et l’art français, prononcé lors de la séance de rentrée des cinq Académies en octobre 1939.

Je ne parlerai pas de notre orthographe, malheureusement fixée en toute ignorance et absurdité par les pédants du XVIIe siècle, et qui n’a pas laissé depuis lors de désespérer l’étranger et de vicier la prononciation d’une quantité de mots. Sa bizarrerie en a fait un moyen d’épreuve sociale : celui qui écrit comme il prononce est en France considéré inférieur à celui qui écrit comme on ne prononce pas.

Ces quelques phrases, très justes selon moi, ne font que renforcer l’opinion que nous nous forgeons depuis quelques mois sur les conséquences des vices (cachés) de la langue française ; l’orthographe en fait pleinement partie. Elle est une lutte de chaque instant, dans laquelle il reste pourtant difficile de se positionner. Clamer l’aberration de la graphie de certains mots est, en soi, un premier pas. Ainsi le fit Paul Valéry, ainsi nous le faisons à notre tour une dernière fois.

2 Comments

    Dans cette idée de pensées à ressasser, les volumes de « Tel quel » sont des joyaux.

    Si ça vous dit :)

  • J’avoue ne pas encore avoir lu une seule des réflexions de cet ouvrage, mais ça ne saurait trop tarder. Dès que j’en aurai le temps, je me nourrirai de quelques-unes de ses pensées. Merci pour le conseil !

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