Natalité insuffisante au Québec

Natalité

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Nous revenions déjà, il y a un mois et demi, à l’occasion du quatre centième anniversaire de Québec, sur les discours très orientés vers la situation de la langue française dans cette province où elle est encore seule langue officielle mais doit faire face à la puissance – et à la tentation – de l’anglais environnant.

Le journal Le Devoir a consulté trois experts démographes afin d’établir un état de la question. Il semblerait tout d’abord que la connaissance du français au Québec continue de progresser chez les anglophones et les allophones. Cela s’explique par plusieurs facteurs qui sont, essentiellement, d’ordre légal. D’une part, une loi oblige les enfant à se rendre à l’école francophone, d’autre part, la politique d’immigration privilégie les arrivants locuteurs d’une langue maternelle proche du français, qui ont étudié en France ou qui proviennent d’une ancienne colonie française. Toutefois, ces facteurs ne sont pas les plus déterminants ou, en tout cas, pas autant que d’autres, naturels, comme le taux de natalité.

[...] C’est une utopie de penser que les immigrants changent si facilement de langue, car, dans leur vie quotidienne, ils continuent de parler leur langue maternelle. Ultérieurement, ils passeront au français, mais souvent ça prend des générations. Pendant ce temps, le Québec reçoit encore plus d’immigrants allophones, et le groupe francophone continue d’être menacé. Marc Termote poursuit en réfrénant l’optimisme de certains et rappelle que l’année 2006 fut un tournant significatif en matière de socio-linguistique : les habitants de Montréal dont le français est la langue maternelle sont, depuis cette date, minoritaires. Seul un taux de natalité croissant pourrait renverser la donne.

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