Touché ! Première mission…
Au coin du livre a été sélectionné par un blog ami pour figurer parmi les participants d’une « mission ». Quelle est-elle ?
Pour ma part je dois vous faire part de ce que je lis en ce moment, l’ouvrir à la page 123 et recopier la cinquième phrase de cette page ainsi que les trois suivantes.
A son tour, Val nous a choisis et c’est donc, désormais, à nous de jouer le jeu ! Merci à elle.
Votre serviteur – l’un d’eux, du moins – s’adonne, ces derniers temps, à la lecture d’ouvrages spécialisés dans le domaine du monde du livre. Des textes scientifiques ayant pour objet théorique l’évolution des divers acteurs et institutions qui entourent le livre, ainsi que les transformations du support même, à l’heure du numérique. Travail de fin d’études oblige.
Cela justifie donc que le livre qui trône sur mon bureau, depuis quelque temps déjà, soit Jean-Yves MOLLIER et collectif, Où va le livre ? Edition 2007 – 2008, Paris, La Dispute, 2007. Et que peut-on lire à la page 123, phrases 5 à 8 ?
Pas plus que Marcel Dassault n’avait apprécié d’être biographié par Pierre Assouline en 1983, le patron du groupe Printemps-Redoute ne voulait voir le grand public s’intéresser à la constitution de son empire financier. D’autres affaires ont défrayé la chronique, celle des souvenirs du médecin de François Mittérand, le docteur Gubler, en 1994, celle d’Alain Delon obtenant, fait rarissime, l’interdiction de rédiger un livre sur la seule base d’un synopsis jugé infamant, ou encore celle du Journal de Renaud Camus en 2000, mais le pire était encore à venir. En intervenant auprès du P-DG des Editions First, en novembre 2005, pour empêcher la sortie d’un livre sur son coupe auquel son épouse, alors en délicatesse avec lui, avait collaboré, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, déclenchait un tollé médiatique immédiat. En récidivant, si l’on peut dire, en avril 2007, au plus fort de la campagne présidentielle, afin d’éviter une sortie intempestive du livre rédigé par Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris, et intitulé Ruptures, il a en quelque sorte illustré l’exceptionnelle faculté d’Anastasie de renaître quand on la croit inanimée.
De fort longues phrases, empiétant même sur la page suivante, qui n’illustrent pas au mieux la thématique que nous étudions mais qui restent, néanmoins, abondamment documentées et instructives. Je recommande la lecture de ce livre à tout individu sensible à la problématique du livre en mutation et, plus largement, de la culture et de la société, elles aussi, en radicale transformation.
J’invite qui le souhaite à prendre le flambeau ! Les autres rédacteurs ? Des lecteurs ? Des blogueurs ?


Honoré de Balzac, Illusions perdues, pour ma part. Lecture obligatoire en rapport avec un cours de littérature française du XIXe siècle.
« Vous seule pouvez me donnez ce titre, qui lui permettrait de tout accepter de moi, qui me donnerait le droit de me dévouer à lui avec le saint amour que vous mettez à vos sacrifices, mais en y portant le discernement du calculateur. Eve, chère enfant aimée, faites que Lucien ait un trésor où il puisse puiser sans honte ! La bourse d’un frère ne sera-t-elle pas comme la sienne ? Si vous saviez toutes les réflexions que m’a suggérée la position nouvelle de Lucien ! »
JANICOT Stéphanie, Tu n’es pas seul(e) à être seul(e), Paris, Albin Michel, 2005, p.123.
Voilà qui est assez court.
L’ouvrage est vraiment chouette : composé de plein de petites nouvelles qui se recoupent, il convient parfaitement à quiconque souhaiterait se divertir quelques heures.