Ces petites bestioles curieuses qui nous intriguent…

Le fait est que les séries débarquent, nous envahissent, se multiplient, copulent, pullulent et…

C’est dingue, non?

On devient complètement accroc en plus à ce genre de petites bêtes-là!

Tout le monde regarde ou a regardé un jour au moins UNE série. Moi j’aime pas trop le concept de la série qui est « si tu veux la regarder quand elle passe à la télé, t’es obligé d’être chez toi, tous les X à telle heure », c’est restreignant pour ma vie sociale (tellement passionnante, oui!) et puis ça t’induit dans des habitudes et la routine, c’est le mal incarné (ou désincarné ou réincarné, peu importe). Mais ce que j’aime bien, c’est la durée. Les séries dépassent rarement les cinquante minutes, ce qui fait que, pour la plupart, on peut regarder un petit épisode par-ci par-là, sans pour autant devoir donner nonante à cent quatre-vingts minutes d’affilée de son temps. Et ça, il faut le dire, quand on est étudiant et qu’on a toujours vingt mille trucs à faire (ou presque), c’est plutôt pratique et à peine culpabilisant! En plus, ça te fait rire, pleurer, espérer, douter, … Enfin ça te procure tout un tas d’émotion pêlemêle, te fait éventuellement réfléchir et, bien sûr, ça te détend.

Parce que c’est à ça que ça sert les séries : procurer un moment de répit à nos pauvres vies que nous passons à courir après ce temps qui est de l’argent et l’argent on en a jamais assez, surtout maintenant que les banques partent en sucettes et que l’économie mondiale fait la tête. Bref c’est le chaos, c’est la chute prolongée vers l’abime, un avenir incertain et des châteaux espagnols exportés en Chine. Le bordel quoi. Ce qui fait de nous des pauvres petits malheureux effrayés par notre monde partant à la dérive.

Voilà POURQUOI les séries existent ! Pour nous faire oublier, pour nous rassurer pendant de brefs instants et nous faire croire que, non, tout n’est pas si moche.

Vous cherchiez justement la réponse et ne saviez pas où la trouver ? Vous vous sentiez un peu perdu et mal informé? Oui! Vous ne rêvez pas, Carole l’a fait POUR vous ! Malheureusement, je ne puis aborder toutes les séries existantes pour étayer ma thèse. Je vais donc vous donner les noms de quelques petites séries comme ça, en passant, que « ch’aime bien, moi » pour des raisons X et Y. Commençons, si vous le voulez bien par le commencement.

Et bien oui ! Ceux qui me connaissent un tant soit peu savent que je suis complètement dingue de cette demoiselle aux longues jambes et aux jupes plus que courtes. Pour ceux qui ne connaissent pas, cette série narre la vie d’une jeune avocate névrosée, dans un cabinet où les gens sont tous plus loufoques les uns que les autres. Cela nous transporte dans un univers totalement décalé souvent accompagné de fous rires et d’incongruités, saupoudré d’un peu d’amour, de psychologie et de questionnements moraux et philosophiques. Ally Mc Beal est un vrai petit bijou. Toutefois, un épisode dure environ quarante-cinq minutes et certains personnages disparaissent au fil des saisons – ou sont mis en arrière-plan sans explication aucune – pour réapparaître brusquement (notamment à la fin), ce qui aboutit à une légère frustration du spectateur mais aussi à un manque de cohérence…

Poursuivons avec…Cold Case: Affaires criminelles non résolues rouvertes pour cause de nouveaux éléments. Cela nous fait voyager sur pratiquement tout un siècle. Pour les crimes, il n’y a jamais prescription – Dura Lex, sed Lex – et cela se vérifie dans Cold Case. Nous aimons les nombreux retours en arrières ; la découverte d’une autre époque et de ses propres modes de pensées à travers une série policière ; la jeune blonde mystérieuse, Lili Rush ; la manière dont est agencée la série, l’insistance sur la psychologie des suspects et l’utilisation rigoureuse de musiques datant de l’année de la mort tout au long de l’épisode. Bien sûr, on pourrait objecter que, comme pour de nombreuses séries policières, Cold Case suit un schéma très précis ne l’abandonnant presque jamais et qu’elle ne fait pas dans le « psychologique » mais dans le « larmoyant »… Quoi qu’il en soit, cela reste une question d’affinités !

Entrons à présent dans la maison du sinistre Docteur House… Frankenstein aurait été ravi de faire sa connaissance ! Docteur de génie et martyr indifférent à la souffrance des autres, le docteur House est un sacré numéro : cynique, froid, désagréable et pourtant drôle, attachant et séduisant. Impossible dites-vous ? Et bien non ! Le personnage est assez bien ficelé que pour procurer ce panel d’émotions en contradiction à son attitude rigide. Le bémol se situe, bien entendu, dans le côté répétitif des épisodes : Un malade arrive, on ne sait pas ce qu’il a, House cherche avec ces trois employés, ils font des petits tableaux, lui administrent un peu tout et n’importe quoi pour voir si, par hasard, ce serait pas telle ou telle maladie, l’état du malade empire, c’est la crise et dans l’angoisse de la mort prochaine (ce qui aboutirait à un échec pour House, non pas à la perte d’une vie humaine), il trouve subitement la solution et ouf ! Le patient est sauvé, in extremis. Celle-ci n’aurait donc que peu d’intérêt s’il n’y avait pas le personnage de House, si caractériel, pour rajouter du piquant à la sauce !

Hop, nous nous retrouvons dans un univers typiquement féminin avec Gilmore Girls qui raconte l’histoire d’une mère et de sa fille. Tombée enceinte à seize ans, Lorelei, née dans une famille bourgeoise, décide de mener sa vie seule en élevant sa fille… En résulte une complicité mère-fille à toute épreuve évoluant dans une petite ville où tout le monde se connaît, avec des voisins un peu… particuliers, dirons-nous. Usant d’une quantité de café hallucinante, des jeux d’esprits, un humour décalé, une certaine légèreté se dégage de cette série. On regrette que certains aspects soient trop « adolescentesques » mais on ne peut pas demander trop à une gamine de seize ans et à sa mère qui a le même âge mental qu’elle. On aime les discussions endiablées presque incompréhensibles qu’elles ont entre elles, leur émancipation, leur répartie et leur intelligence.

Samantha Who ? C’est bien là, la question ! Qui est-elle, cette Samantha ? Revenons quelques temps en arrière : Une belle blonde, mince, grande et antipathique gagnant beaucoup d’argent se fait malencontreusement renversée par une voiture et la voilà qui tombe dans le coma. Pas d’assiette à soupe, comme dirait l’autre ! Quoiqu’il en soit, sept mois après, elle se réveille, amnésique et n’arrive pas à croire qu’elle fut la personne qu’on lui décrit. Dès lors, elle tente de réparer ses erreurs, de faire preuve d’altruisme et de récupérer ses souvenirs. Ses tentatives aboutissant le plus souvent à des situations embarrassantes, sont fort cocasses pour notre plus grand plaisir ! D’autant que Samantha a parfois des difficultés à oublier son ancienne personnalité.

Chaque année voit naître son lot de nouvelles séries, il s’agirait cependant de ne pas oublier tous ces feuilletons qui ont traversés notre enfance. Je me souviens notamment d’Hélène et les garçons (Non, je n’ai pas peur du ridicule), Le Prince de Bel-Air, Parker Lewis, mais aussi de Charlie et ses drôles de dames, Ma sorcière bien-aimée, Magnum, MacGyver, Lois et Clark, Arabesque, Chapeau melon et Bottes de cuir… Ou encore le Caméléon, X-Files, JAG, Profiler… Nombre d’entre eux seraient, aujourd’hui, difficiles à regarder, tant c’est désuet mais ils ont, sans conteste, forgé notre culture télévisuelle et il s’agirait de leur rendre hommage.

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